Le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025 a marqué le retour de la politique de «pression maximale» sur l'Iran — une version durcie de la stratégie déjà appliquée lors du premier mandat. Sanctions sur les exportations pétrolières, pression sur les pays qui continuent d'importer du pétrole iranien, désignation de nouvelles entités iraniennes. En face, Téhéran a répondu par ce qu'il sait faire : l'escalade asymétrique par procuration.

Chapitre I · La pression maximale 2.0

Les sanctions et leurs limites

La pression maximale 2.0 se heurte aux mêmes limites structurelles que son prédécesseur. La Chine continue d'acheter du pétrole iranien à prix réduit, offrant à Téhéran un débouché indispensable. La Russie fournit une couverture diplomatique au Conseil de sécurité. Et l'Iran a développé, au fil des années de sanctions, une économie de résistance qui lui permet de fonctionner en dépit de l'isolement financier — péniblement, mais de fonctionner.

« La pression maximale n'a pas fait effondrer l'Iran lors du premier mandat Trump. Elle a accéléré son programme nucléaire et renforcé les faucons à Téhéran. Pourquoi le résultat serait-il différent cette fois ? » — Vali Nasr, SAIS Johns Hopkins, 2025
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Nasser AL SABRI
Directeur · International Threat Analysis Bureau (ITAB)

Analyste en géopolitique, anthropologie politique et relations internationales. Dirige l'ITAB, bureau indépendant d'analyse des menaces internationales.