FPV signifie "first person view", vue à la première personne. Ces petits drones, initialement conçus pour la course de loisir, sont devenus depuis 2022 l'une des armes les plus emblématiques du conflit en Ukraine. Leur faible coût et leur précision en ont fait un outil tactique redoutable, modifiant en profondeur certaines pratiques du combat moderne.
Un outil bon marché à effet démesuré
Un drone FPV de combat coûte généralement quelques centaines de dollars, bien moins qu'un obus d'artillerie guidé ou un missile antichar classique. Équipé d'une charge explosive, il peut détruire un véhicule blindé valant plusieurs millions de dollars. Ce rapport coût-efficacité explique l'adoption massive de ces drones par les forces ukrainiennes comme russes.
Une précision rendue possible par le pilotage manuel
Contrairement aux drones autonomes ou aux munitions guidées par GPS, les drones FPV sont pilotés manuellement par un opérateur qui voit en temps réel l'image transmise par la caméra embarquée. Cette approche permet une grande précision sur des cibles mobiles ou partiellement protégées, au prix d'une forte dépendance à la qualité de la liaison radio et à l'habileté du pilote.
Des contre-mesures qui se développent en parallèle
Face à la menace, les armées développent des systèmes de brouillage électronique destinés à couper la liaison radio entre le pilote et le drone. Cette course technologique entre drones et contre-mesures électroniques illustre une dynamique d'adaptation permanente, typique des conflits où l'innovation low-cost rencontre des réponses de plus en plus sophistiquées.
Au-delà de l'Ukraine, plusieurs armées dans le monde intègrent désormais des unités spécialisées dans l'usage de drones FPV, considérant cette capacité comme un complément durable aux moyens d'artillerie et de combat terrestre classiques.