L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé en 2025 que l'Iran a enrichi de l'uranium à 60% de pureté en quantités significatives — un niveau bien au-delà des besoins civils (3,5%) et proche du seuil militaire (90%). Le directeur de l'AIEA a estimé que Téhéran pourrait atteindre la quantité de matière fissile suffisante pour une bombe en «quelques semaines» si telle était la décision politique. Ce seuil de quasi-prolifération est sans précédent et redéfinit l'ensemble de l'architecture sécuritaire régionale.

Chapitre I · État du programme

Que sait-on du programme nucléaire iranien en 2026 ?

L'Iran enrichit de l'uranium à 60% dans ses installations de Natanz et Fordow. Il dispose de centrifugeuses IR-6 avancées qui accélèrent considérablement la capacité d'enrichissement. Son stock d'uranium enrichi dépasse de très loin les limites autorisées par le JCPOA — accord dont il ne respecte plus les termes depuis 2019, en réponse au retrait américain de 2018. L'AIEA a perdu une partie de sa capacité de vérification après que l'Iran a retiré certaines caméras de surveillance.

« L'Iran a appris de la Corée du Nord : le seuil de prolifération est une position de négociation, pas une ligne rouge. Plus on approche, plus on a de cartes en main. » — Mark Fitzpatrick, IISS, 2025
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Nasser AL SABRI
Directeur · International Threat Analysis Bureau (ITAB)

Analyste en géopolitique, anthropologie politique et relations internationales. Dirige l'ITAB, bureau indépendant d'analyse des menaces internationales.