La France dispose d'un réseau de présence militaire à l'étranger hérité en partie de son histoire coloniale, structuré ensuite par des accords de défense bilatéraux signés avec plusieurs anciennes colonies après les indépendances. Ce réseau a connu des recompositions majeures depuis 2022, notamment en Afrique de l'Ouest.
Une présence structurée autour des outre-mer
Les territoires d'outre-mer français, de la Réunion à la Polynésie en passant par les Antilles et la Guyane, accueillent des forces armées permanentes chargées de la surveillance maritime, de la protection du territoire national et de la projection rapide en cas de crise régionale. Ces zones constituent le socle le plus stable du dispositif militaire français à l'étranger.
Des bases historiques héritées de la décolonisation
Djibouti, Sénégal, Gabon ou Côte d'Ivoire ont accueilli pendant des décennies des bases militaires françaises permanentes, dans le cadre d'accords de défense signés après les indépendances des années 1960. Ces installations combinaient formation des armées locales, projection régionale et protection des intérêts économiques et diplomatiques français dans la zone.
Un retrait significatif d'Afrique de l'Ouest depuis 2022
Le contexte politique a profondément changé depuis 2022 : la France a retiré ses forces du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, à la demande des nouvelles autorités issues de coups d'État militaires dans ces pays. Ce mouvement a conduit Paris à repenser sa présence militaire en Afrique, privilégiant désormais des formats plus légers et davantage axés sur la formation que sur le stationnement permanent de troupes de combat.
La France maintient encore des bases à Djibouti, au Sénégal, au Gabon et en Côte d'Ivoire, mais sous des formats révisés. Cette évolution traduit une adaptation de la stratégie française face à l'évolution des relations avec ses anciens partenaires africains.